Pèlerinage à Nevers

Ce samedi 13 septembre, nous étions 48 pèlerins partis de différentes paroisses du diocèse pour cheminer dans les pas de Sainte Bernadette. Nous la connaissons assez bien à Lourdes, moins à Nevers, mais Sœur Suzanne l’a fait revivre pendant presque trois heures.

A Lourdes, Bernadette est « la voyante » qui a vécu 18 apparitions entre le 11 février et le 16 juillet 1858. A Nevers, Bernadette est la sainte qui a mené de façon extraordinaire une vie ordinaire de religieuse au couvent de Saint-Gildard auprès des Sœurs de la Charité.

Huit ans après la dernière apparition, Bernadette laisse derrière elle Lourdes, sa famille, la Grotte … Elle part pour vivre à Nevers la devise du fondateur des sœurs de la charité de Nevers : « n’ayez point d’autres affaires que celles de la charité, point d’autres intérêts que ceux des malheureux ». Bernadette a rencontré les sœurs de la charité à l’hospice de Lourdes. Elles s’occupent des enfants pauvres et des malades ; Bernadette disait : « j’aime les pauvres, j’aime soigner les malades, je resterai chez les sœurs de Nevers ».

A 22 ans, elle arrive à Nevers au terme d’un voyage de 4 jours, pour se former ; elles étaient une centaine de novices en 1866. En arrivant, la devise inscrite sur le fronton la conforte dans son choix : « Deus charitas est ».

Bernadette recommandait de solliciter Saint Joseph pour prier. « Saint Joseph, faites-moi la grâce d’aimer Jésus et Marie comme ils veulent être aimés. Saint Joseph, priez pour moi. Saint Joseph, aidez-moi à prier ». Elle disait que : « Dieu parle au cœur sans aucun bruit de paroles ».

Bernadette a été inhumée sous la dalle de la chapelle Saint Joseph où elle aimait tant se rendre. Son corps a reposé dans la chapelle du couvent durant 46 ans. En 1925, lors du procès en béatification, il est retrouvé intact. Depuis 100 ans, il repose dans une châsse, dans la chapelle du couvent.

Pour mieux connaître Bernadette, n’hésitez pas à la rejoindre à Nevers comme à Lourdes. Elle a tant à nous apprendre ! Le regard bienveillant de Marie pour Bernadette nous dit le regard bienveillant de Dieu pour nous. « Je n’étais rien, et de ce rien, Jésus en a fait une grande chose (…) Je suis tenue, plus que tout autre, de ne m’attacher qu’à Jésus-Christ, de lui demander sa lumière, sa force, sa vie surnaturelle, de tendre à la fin surnaturelle en lui et avec lui. Je suis religieuse, c’est à-dire faisant profession de perfection ».

MAD

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